Le Groupe d'Intervention de la Gendarmerie Nationale (GIGN), qui a été profondément réorganisé en septembre 2007, a présenté ses nouveaux savoirs-faire au Premier ministre François Fillon, mardi sur la base aérienne d'Evreux. Le scénario retenu était celui d'une "crise majeure" avec prise d'otages importante et menaces d'armes NRBC (nucléaire, radiologique, biologique ou chimique). "Pour faire ce que nous faisons, il faut des capacités et un esprit militaires" assure son chef, le colonel Denis Favier.
Impliquant près de 80 hommes du groupe, la démonstration a duré environ une demi-heure. Elle a mobilisé des hélicoptères, notamment ceux du GIH (dépendant du COS) et des blindés de la gendarmerie. Pour la reconnaissance, un petit drône a été utilisé, qui retransmettait des images en direct au PC de crise. Un bâtiment de la base a été pris d'assaut après l'ouverture d'une brèche dans un mur grâce à des explosifs. Des équipes sont intervenus en tenue de protection NRBC et d'autres évacués sur une nacelle accrochée sous un hélico. La cellule "tir" a montrée ses capacités de camouflage, en se transformant en un buisson à moins de vingt mètres des personnalités présentes.
Le nouveau GIGN, qui est toujours dans une phase de montée en puissance, se prépare à des "prises d'otages massives". Les évènements de Russie (Théatre de Moscou et Beslan) sont évidemment dans tous les esprits des groupes antiterroristes. Le GIGN compte aujourd'hui 350 membres et devrait rapidement atteindre 420.